zinfosmoris.com
Sinatambou : «I don’t stay free of charge. I don’t eat free of charge. Maybe your leader does!»

13/08/2019

En politique selon les scandales ou polémiques à son actif, chaque homme ou femme politique a droit à un surnom, ou une petite phrase qui revient sans cesse. Etienne Sinatambou ne déroge pas à règle.

Le ministre Etienne Sinatambou a eu droit à quelques quolibets lors des séances parlementaires ce mardi 13 août concernant ses «dîners gratuits» allégués.  La séance dédiée aux Parliamentary Questions (PQ) a été momentanément suspendue peu avant 13 heures.

Après avoir déclaré dormir "nu" dans un entretien, c'est surtout lors de la période cyclonique qu'il s'est illustré en déclarant aux sinistrés : « Manze biskwi, bwar delo ziska la fin siklonn ». « Sak personn pou gagne 2 litres delo, enn gramatin et enn tanto. Sak personn pou gagn 8 paké biskwi, 4 gramatin et 4 tanto ». 

Alors qu'il répondait à une question du député Osman Mohamed sur un poste d’«Education and Training Co-ordinator», les députés mauves l’ont nargué sur ces factures d'hôtel "impayées".

Rouge de colère et n'appréciant pas certaines remarques entre les "miam miam" et autres quolibets, Etienne Sinatambou a répliqué :
«Well, is that what makes you laugh? I don’t stay free of charge, I don’t eat free of charge. Maybe your leader does». «Since they are all laughing about whether I stay free in a hotel. I do not. I pay my bill». 
Rappelons tout de même au ministre que ses frais de bouche sont pris en charge par l'Etat donc les contribuables. Que si en tant que ministre il pense que « I don’t eat free of charge», il est dans le faux.

Non seulement, il a droit à des privilèges en tant que ministre, chaque séance parlementaire coûte aux contribuables «Rs 400 000 par jour» pour nourrir élus et députés.

Cette somme comprend le petit-déjeuner à 11 heures, le déjeuner à 13 heures, le goûter à 16 h 30 et bien sûr le dîner à 20 heures pour les 70 parlementaires entre autres employés de l’Assemblée nationale et gardes du corps des VVIP.  

Une note salée à raison de près de Rs 12 millions de frais de bouche par mois, take away compris. 


Commentaires (0)
Nouveau commentaire :