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«N'acceptez jamais une gifle, c'est le début de la Fin»

18/02/2019

La gifle ! Hier dimanche 17 février, c'était une véritable gifle que nous a infligé une météo capricieuse. 

Si les prévisions ne sont pas une science exacte, loin des polémiques qui voudraient qu'on accable la station de Vacoas de tous les maux, il n'empêche que nous avons de sérieuses réserves concernant les alertes des prévisions météorologiques mauriciennes.

SI il y a un protocole à respecter, il y a toutefois un manque flagrant de communication avec les autorités pour mettre en place des systèmes d'urgence adéquats dès qu'une "zone d'instabilité" s'approche de notre région.

Il est grand temps de penser avec des actions concrètes et non des rapports que personne ne lit et n'applique ou avec des comités qui donnent l'illusion de faire quelque chose alors que c'est la pagaille à chaque grain de pluie.

Ce n'est pourtant pas faute de rejoindre des colloques à travers ou d'en organiser chez soit ou encore de participer à grand frais comme l'avait fait l'ex Présidente de la République de Maurice, Ameenah Gurib-Fakim à la Cop21 à Paris. 

Il y a un constat impitoyable, à chaque grosse averse, c'est la catastrophe. Hier dimanche 17 février, les mauriciens ont été pris de court par un avis de fortes pluies émis par la station Météo à 14 heures alors qu'ils étaient déjà sur la route, bloqués par des rivières en crue ou des accumulations d'eau.

Les habitants de certaines régions sinistrés notamment à Terre Rouge, c'est l'eau boueuse qui s'est engouffré dans les cours, voitures et maisons. Selon les témoignages recueillis, le niveau d'eau est monté très vite en l'espace de quelques minutes et pour beaucoup à hauteur des genoux. Il a fallu se mettre en sécurité quelque part rapidement laissant derrière eux les effets personnels.

Si on s'en sort avec aucun bilan humain cela relève du miracle tant les témoignages sont glaçants. Les vidéos qui ont circulé hier, font réfléchir sur la fragilité du dispositif d'alerte en cas de catastrophe naturelle, tout comme la faiblesse des effectifs pour venir en aide aux sinistrés. 

Les sapeurs-pompiers, la police tout comme la Special Mobile Force ont travaillé sans relâche, les bénévoles et volontaires aussi...mais aucune trace de nos élus ou ministre sur le terrain !

La colère et le désarroi était palpable hier dans les rues des régions sinistrées mais aussi sur les réseaux sociaux en voyant les voitures emportées par les eaux lors des inondations et les dégâts matériels considérables.

Réclamant la présence des autorités, nombreux sont ceux qui attendaient toujours les officiers du Central Electricity Board (CEB), alors que le réseau électrique avait été endommagé dans plusieurs endroits à cause des grosses averses et de la foudre.

Si le gouvernement a investi près de Rs 850 millions dans des drains à Port-Louis et ses faubourgs, force est de constater qu'après chaque forte pluie, ce sont ces régions qui ont été les plus affectées.

Nous sommes sur une île tropicale et nous sommes loin de pouvoir nous débarrasser des intempéries !

A qui la faute ? Nous sommes tous responsables d'avoir accepté un urbanisme sauvage sans vision éco responsable. Les récents permis accordés pour l'expansion de l'empire des grandes familles de l'île afin qu'elles développent des "smart cities" ou des hôtels, est une hérésie écologique ! Trop ! C'est trop, on étouffe, on asphyxie de tant de bétons. C'est du développement par l'absurde rendant notre écosystème trop fragile.

Il est évident que nous paieront à court terme notre désinvolture face aux enjeux et aux changements climatiques. La bataille est déjà perdue avec le laxisme des autorités et ce n'est pas à coups de millions en subventions ou en aide à chaque inondation qu'on donnera l'illusion qu'on va s'en sortir. 

Nous jouons à la roulette russe depuis bien trop longtemps, car depuis plusieurs années, nous n'avons subi que de "fortes averses" tropicales fort heureusement et pas de véritables "grands" cyclones...

 



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